Quelque chose me tracasse dans cette actualité. D'autant plus que je peux témoigner de ma propre expérience, ayant travaillé pendant deux ans au sein d'une de ces usines des temps modernes.
Je parle de cette expérience assez douloureuse dans le lien sur http://otobio.blogspot.fr/.
Donc, je vais aller à l'essentiel. Je travaillais pour un sous-traitant de SFR du nom de Téléperformance. Ils ont embauché 500 à 600 personnes en CDI. L'une des deux RH a tenu quelques semaines. Après le recrutement, elle s'est soit faite licencié, soit elle s'est barée, je ne me souviens plus. Une partie des salariés provenait de l'entité SFR, ils ont, après plusieurs années de lutte obtenu gain de cause dans leur lutte.
article du "leparisien.fr"
La facture s'élève à 1,8 millions d'euros et même plus. Bref, à priori, c'est 2000 salariés qui ont été jeté à la sous-traitance alors que SFR à la même époque était en pleine expansion, avait un service client reconnu et acheté "Neuf télécom". Comment une telle entreprise a-t-elle pu descendre de cette manière.
De mon expérience, j'ai constaté par la sous-traitance une totale incohérence de la gestion du personnel par une attitude visant davantage à pousser au harcèlement les salariés comme qui dirait... pour avoir un travaille bâclé.
D'un autre côté, SFR a produit des actions envers sa clientèle qui l'ont conduit à des désastres. Par exemple, l'imposition d'une option pendant deux mois gratuites et hop, elle devient payante. Monstrueux pillage qui n'a produit qu’insatisfaction et perte de clients.
Bref, je veux faire simple car les moyens d'autodestruction sont nombreux, j'en soupçonne même d'être d'un point de vue technologique... très à la pointe.
Aujourd'hui, qu'elle est la finalité? La France, et oui, on est dans une dimension nationale... perd un opérateur téléphonique qui avait acheté neuf cégétel pour 4,4 milliards d'euros. Je me suis posé la question pendant longtemps, pourquoi le groupe Vivendi qui était également l'actionnaire majoritaire de Téléperformance s'est-il, de la sorte, tiré une balle dans le pied?
Je ne vois que trois possibilités.
Soit, il n'y a eu aucune cohérence dans l'évaluation des risques et des prises de décisions faites par le groupe. Cela friserait la mise sous tutelle au regard des dégâts engendrés. Problème de drogues, de sectes, de ????
Soit l'objectif était bel et bien de se séparer de SFR ayant déjà constitué ses fichiers pour tenter d'accéder à d'autres bases de fichiers clients. Mais les pertes en numéraire d'une telle opération sont telles que... cela ne tient pas tellement la route.
Soit, l'objectif n'est pas de Vivendi groupe, mais d'une entité influente en son sein qui souhaite réduire le nombre d'opérateurs sur le territoire national afin de réussir un autre objectif... la prise de contrôle de la fourniture internet.
Si l'on me demande, laquelle je préfère, sans hésitation, la troisième. Parce qu'au regard de l'étendue des programmes de la NSA, je me dis qu'il y a un autre niveau, au dessus de celui des marchés. Il est pire, en terme de destruction de l'emploi et de moyens, pour finalement...pas grand chose.